Clifton Bridge, le pont le plus célèbre de Bristol.

Participer au programme Erasmus est une chance unique dont j’ai pu bénéficier cette année en allant étudier un semestre à l’université de Bristol au Royaume-Uni. Cette expérience fut enrichissante tant au niveau académique, que culturel et personnel.

 

 

Se préparer à l’aventure ERASMUS.


Tout d’abord, l'idée de participer au programme ERASMUS m'a tout de suite séduite, c'est une chance inestimable que de pouvoir découvrir un autre pays en s’y émergeant totalement pendant 6 mois.
Il a fallu, bien sûr, se préparer à une telle aventure. Pour cela, de nombreuses réunions ont été organisées afin de nous aider dans les différentes démarches assez fastidieuses.

Tout étant réglé auprès de l’université d’accueil, la question du logement restait pour autant en suspens. N’y allant qu’un semestre (de janvier à juin) et ne pouvant ainsi bénéficier d’un logement universitaire, il m’a fallu rechercher un logement privé qui serait bien situé et dans lequel je m’y sentirais bien. Il faut avouer que cette recherche a été longue et difficile, étant donné le coût du logement dans la ville de Bristol.

Grâce à l’aide financière de mes parents, ainsi qu’aux différentes aides attribuées par la Région et l’Europe, j’ai heureusement pu trouver une résidence étudiante privée susceptible de m’accueillir pendant ce semestre à Bristol.

Pour ce qui est du transport, nous avons eu la chance de bénéficier de l’aide de LADOM, qui a, pour ma part, payé 50% du billet Réunion-Paris. La bourse européenne a ensuite pris en charge le billet vers notre ville d’accueil en nous le remboursant.

Vivre à Bristol.


Dès mon arrivée à Bristol, j’ai pu découvrir une ville très agréable, animée et chaleureuse où il y fait bon vivre. Cet élément joue effectivement un rôle très important pour un jeune qui vient d’arriver dans une grande ville, car malgré le dépaysement et le mal du pays, on ne peut s’empêcher d’être émerveillé par toute cette attractivité.

En ce qui concerne mon logement, j’ai eu la chance de vivre dans un magnifique studio parfaitement situé, dans une résidence étudiante qui place le bien être de ses résidents au centre de ses préoccupations. Nous avions tout à notre disposition, de la cuisine équipée dans le studio, jusqu'aux espaces communs de jeux, de détente et de travail. Le petit déjeuner était même compris. Il est sûr que rien de cela n’aurait été possible sans l’aide financière que j’ai reçu principalement de mes parents, mais aussi des différentes institutions, puisque le coût de la vie dans cette ville est très élevé, tant pour le loyer qu’au niveau des autres postes de dépenses.

Il a donc fallu se fixer un budget précis à ne pas dépasser par mois, pour les différents postes de dépense, ce qui m’a permis de développer mon sens de la gestion par la même occasion.

Pour conclure sur le climat général de cette ville, je dirais que malgré le temps pluvieux ainsi que la vie chère, éléments caractéristiques de toute ville anglaise, Bristol a tout de même su arriver bien au-delà de mes espérances en faisant passer ces 6 mois à une vitesse fulgurante.

 

Pour conclure sur le climat général de cette ville, je dirais que malgré le temps pluvieux ainsi que la vie chère, éléments caractéristiques de toute ville anglaise, Bristol a tout de même su arriver bien au-delà de mes espérances en faisant passer ces 6 mois à une vitesse fulgurante.

 

Un enrichissement académique et linguistique.


Avoir la chance d’être accueilli par l’une des meilleures université d’Europe sans avoir à payer des frais de scolarité pour le moins conséquents (parfois plus de 10 000 euros à l’année) : tel est le principal avantage du programme ERASMUS.

Le campus, divisé en plusieurs sites, ne failli pas à sa réputation en dévoilant des bâtiments plus époustouflants les uns que les autres, passant de modèles d’architecture historique, à de nouvelles constructions à la pointe de la technologie.


Nous y avons été accueillis avec la plus grande bienveillance de la part des équipes éducatives, qui avaient pour but premier de nous faire sentir membre à part entière de cette Université, où les étudiants internationaux occupent déjà une place importante. Tout a ainsi été mis en place pour que nous puissions réussir et profiter de cette expérience au maximum.


J'ai ainsi pu bénéficier de cours très intéressants, et plus enrichissants les uns que les autres. Les méthodes de travail, très différentes du système français, m’ont permise de redécouvrir certaines matières sous un autre angle, et d’ainsi acquérir de nouvelles compétences, comme la rédaction d’un « Essay » de 4000 mots par exemple.
Je ne cache pas qu’il a parfois été difficile de s’adapter à ces nouvelles méthodes de travail, qui mettent en avant le travail individuel ou collectif en dehors des cours, plutôt que les cours magistraux, plus célèbres dans le système français. Mais cela n’a été que bénéfique puisque me permettant de forger ma capacité d’adaptation, et d’acquérir des méthodes que je n’aurais peut-être jamais pu acquérir ailleurs.

Pour ce qui est de ma progression linguistique, il est indéniable qu’elle a été fulgurante. C’est en cela qu’une telle expérience est enrichissante, puisqu’étant plongé en continu dans la langue, on en ressort forcément avec plus d’aisance, de vocabulaire, et de connaissances. J’ai ainsi pu perfectionner mon accent, et apprendre de manière plus pragmatique.

J’ai d’ailleurs pu me rendre compte de mes progrès en réalisant le test obligatoire de l’Agence de l’Europe en fin de mobilité. En effet, l’expérience ERASMUS m’a permis de passer d’un niveau B2 directement au niveau C2, en moins de 5 mois. Cela a donc été un véritable enrichissement au niveau académique et linguistique, ce qui sera, j’en suis sûre, très utile pour mes années d’étude à venir.

 

 

Un enrichissement culturel et personnel.


Au-delà de l’aspect académique, l’aventure Erasmus est également une incroyable expérience humaine qui permet de s’enrichir au niveau culturel et personnel.

J’ai en effet pu visiter de nombreuses villes, dont Oxford, Bath, Cardiff et la célèbre capitale Londonienne, et ai ainsi pu m’imprégner de toute la richesse culturelle que propose le Royaume-Uni.

De plus, grâce à cette expérience, j'ai pu découvrir de nombreuses autres cultures, et créer des amitiés qui, je le sais, dureront pour la vie. Il est vrai que l’on appréhende beaucoup de se retrouver seul, dans une ville inconnue, mais on fini vite par réaliser que nombreux sont comme nous, venus de l’Europe entière, dans le but de vivre une expérience mémorable. C’est bel et bien ce que nous avons vécu, tous ensemble, telle la grande famille ERASMUS que nous sommes finalement devenues.

En plus de découvrir d’autres cultures, j’ai également redécouvert le plus important : la richesse de ma propre culture. Il est clair que l’on ne se rend pas forcément compte de la chance que l’on a de vivre sur un territoire aussi riche culturellement et humainement que la Réunion. J’ai donc fièrement fait rêver bon nombre de mes amis, de cet endroit que j’ai surnommé « mon petit paradis », où toutes les cultures se mélangent pour n’en former plus qu’une : notre culture métissée. Faire rayonner notre île, c’est aussi cela ERASMUS.

 

 

Pour terminer, je dirais qu’il n’y a que du positif à retirer de cette expérience, qui m’a permis d’évoluer à tous les niveaux, aussi bien académique que personnel. En effet, vivre seul à l’étranger implique forcément une évolution au niveau personnel, accroissant notre sens des responsabilités, de la gestion et de l’adaptation. Cela m’a énormément forgée et me permettra d’aborder l’avenir encore plus sereinement.




 

 

 

 

 

Le départ..

Le 24 août 2015, je prends l’avion pour le sud de l’Irlande, avec escale à Paris, par l’aéroport de Roissy. Via le programme Erasmus, je passerais les neuf prochains mois dans la ville de Cork, et je fréquenterais l’université de cette dernière en tant qu’étudiant international, parmi les locaux. Je ne connaissais pas encore le pays, je ne connaissais pas la ville et je ne voulais rien regarder; j’avais juste effectué la réservation de mon appartement et mon inscription à l’école et voulais tout découvrir sur place pour me faire ma propre opinion. Je verrai plus tard que cela m’aura été utile. Mes motivations premières étaient la pratique de la langue anglaise, la découverte du pays qui me passionne de par sa liberté inimitable et ses conflits religieux, et une confrontation certaine à moi même pour me forger: je ne fus pas déçu. Onze heures de vol plus tard, j’étais à Paris; la matinée de mardi commençait. Je dû attendre le prochain vol pour l’Irlande en milieu d’après-midi.

L'arrivée..

J’arrivais à Cork vers dix-huit heures et gagnais mon appartement vers neuf heures du soir. Pour ne mentionner que quelques brèves péripéties, je cassai la moitié des roues de mes deux bagages de vingt-cinq kilos chacun, mais les amenai tout de même avec succès jusqu’à l’appartement en plus d’un sac à dos de dix kilos et d’une sacoche en bandoulière de cinq kilos où se trouvait mon appareil photo et son équipement: tout cela ayant pris le bus, avec ses arrêts aussi éloignés que cachés; je regrettai ensuite le taxi. En tout, je pris deux bus: un de l’aéroport au centre-ville, et un autre de la ville aux alentours de ma future résidence avec au moins deux kilomètres de marche en accompagnement. Je me perdis dans le quartier, mais une fille m’aida. Alors qu’elle passait en vélo, la poignée d’une des valises rendit l’âme ce qui la fit tomber à terre. Après un rire échangé, elle me demanda si j’avais besoin d’aide. Grâce à son téléphone, nous trouvâmes la résidence.

Mes aventures commencèrent..

Le lendemain soir, l’université de Cork avait programmé une projection de film (l’adaptation irlandaise de ‘La Guerre des Boutons’); j’y allai. Pour l’humour chez les irlandais, on est très généreusement servi. Le jeudi matin, j’allai à l’école pour la journée d’accueil. Le samedi matin, je me rendis à l’église adventiste de Cork et arrivai avec une heure d’avance. J’avais quelques appréhensions par rapport aux membres, mais une fois tout le monde présent, je me retrouvai face à une congrégation composée à 90% d’africains, dont la majorité d’Afrique du Sud. Ce fut un immense plaisir de l’apprendre car j’y étais déjà allé auparavant et le contact avait très bien passé. Sans surprise, l’accueil était très chaleureux, j’étais à la maison, je faisais partie de la famille, dès la première seconde.
Dès la troisième semaine, je fis l’acquisition d’un vélo pour l’école, l’église et le centre-ville. Un des membres de la sécurité de ma résidence me fit don d’un casque et il ne fallut acheter en plus qu’un câble de sécurité. Je découvris les particularités des pays aux températures basses, dont l’insensibilité partielles des mains et des pieds à l’eau chaude, et les jours de pluie moins froids que les jours ensoleillés. J’utilisai mon vélo pour tous mes déplacements, même les courses. Je sortais de cours à neuf heures du soir le lundi, mais la semaine était plutôt bien équilibrée et me laissait le temps de visiter la ville lors de mes réapprovisionnements en nourriture. Pour me rendre à l’école, j’avais cinq kilomètres à parcourir, pour la ville, il fallait rajouter trois kilomètres. Le plus long parcours se trouvait être celui de l’église, qui me demandait neuf kilomètres de montées et descentes. C’est sans doute cette usage quotidien du vélo et mon alimentation en fruits, en légumes et en céréales qui m’immunisèrent contre le froid: je ne tombai pas malade une fois. Les mois passèrent et l’automne laissa place à l’hiver. Les derniers examens terminés, j’accueilli maman pour les vacances de Noël. Nous visitâmes la ville à son arrivée, puis nous partîmes pour l’ouest à Galway, puis le nord à Belfast, puis l’est à Dublin, en passant par les points d’intérêts. Elle resta trois semaines qui nous furent utiles à tous les deux, et nos liens s’en trouvèrent renforcés. Le second semestre fut le plus intéressant car j’avais alors trouvé mes repères.

La fin de mes aventures irlandaises..

Je terminai mon année sous les fleurs blanches de la belle saison et la couronnai par un petit périple vers le sud du pays. Direction Ballinskelligs, dans le compté de Kerry, où je contemplai l’un des plus mémorables coucher de soleil sur l’une des plus belles plages de mon existence. J’y passai trois jours avec un camarade du Massif-Central. Pendant ces trois jours, nous marchâmes énormément pour boire un chocolat chaud dans la chocolaterie de la région, nous nous réveillâmes en pleine nuit pour observer les étoiles, et pour finir, nous flânâmes à la plage et nous baignâmes dans les eaux de l’Océan Atlantique. Ce seront là les plus beaux souvenirs de l’Irlande.



En conclusion de cette année Erasmus, je ne peux être plus satisfait de ce que j’ai pu vivre pendant ces neuf mois: j’ai découvert qu’il faut vivre ailleurs pour savoir ce que l’on a pas de là où l’on vient, mais surtout ce que les autres n’ont pas et que l’on a chez nous; l’importance de ma mère a infiniment grandi quand je ne l’avais pas; j’ai redécouvert l’humanité, autant en bien qu’en mal, mais surtout en bien (en extraordinaire); et je peux maintenant dire que j’étais heureux là-bas et que je suis heureux ici.

J’ai terminé ma licence d’anglais en 2016 et j’ai eu la chance d’effectuer ma troisième année d’étude à l’Université de Sheffield en Angleterre, dans le cadre du programme Erasmus. Je n’ai que des choses positives à dire sur cet échange. J’ai passé la meilleure année de ma vie et je ne voulais pas que ça s’arrête, alors je me suis inscrite en tant qu’étudiante européenne.

 

L'Université de Sheffield..

L’Université de Sheffield fait partie des 100 premières universités mondiales, et son Bureau des Etudiants (Student Union) est classé n°1 du Royaume-Uni depuis 9 ans. Dès la première semaine (Introduction Week), j’ai pu rencontrer de nombreux étudiants venant des quatre coins du monde et me familiariser avec le campus. De nombreuses activités avaient été mises en place, que ce soit pendant la journée (ice-breakers, tours historiques, chasses au trésor, quiz, et pleins d’autres activités), ou la nuit (karaoké, cinéma, bars et boites de nuit au sein même du Student Union). J’ai eu environ 8 heures de cours par semaine, avec des professeurs amicaux et principalement en compagnie d’autres étudiants Erasmus. Les cours sont très différents en Angleterre : beaucoup plus interactifs et donc plus intéressants. Cela concerne surtout les cours de type littérature/civilisation. Avant chaque classe, les étudiants doivent lire des articles ou des livres pour s’informer sur le sujet, et plutôt que d’avoir un cours où le professeur énonce et l’étudiant prend des notes, le professeur pose des questions et un débat est organisé, où chaque étudiant donne son point de vue et apprend des autres. Le professeur sert principalement de médiateur. De plus, je n’ai eu qu’un examen pour mon cours de langue. Autrement, la plupart du temps en Angleterre, les étudiants doivent écrire des dissertations et leur note du semestre repose sur cette évaluation.

Beaucoup de temps libre..

Avec seulement 8 heures de cours par semaine, j’avais donc beaucoup de temps libre, ce qui m’a permis de voyager un peu partout en Angleterre, grâce à un programme nommé ‘Give it a go’, qui propose des voyages organisés. J’ai donc visité Cambridge, Oxford, York, Liverpool et pleins d’autres villes, et j’ai même passé un weekend à Edimbourg, en Ecosse. J’ai fait des randonnées dans le Peak District, un immense parc national en bordure de la ville. Puis, par moi-même, je suis allée à Dublin et Belfast en Irlande et bien sûr Londres, où j’ai notamment passé le nouvel an 2017 cette année. Etre en Angleterre m’a aussi permis de réaliser un rêve auquel je n’avais pas accès à la Réunion : aller aux concerts de mes groupes préférés. J’ai même pu avoir mon propre groupe de rock et faire des concerts en ville et à l’université.

 

Depuis que je suis arrivée à Sheffield, j’ai rencontré de nombreuses personnes et à travers elles, découvert de nombreuses cultures. Cela m’a permis d’avoir une ouverture d’esprit que je n’aurais jamais eu si je n’avais pas quitté l’île de la Réunion. De plus, j’ai beaucoup progressé en anglais, et je suis beaucoup plus extravertie, de manière générale. Quitter mon cocon m’a notamment permis d’en apprendre beaucoup plus sur moi-même. Pour la première fois de ma vie, je me suis sentie chez moi, à 10 000 km d’où je viens !

Abass AKBARALY a fait sa mobilité au Royaume Uni à l'Université de Nottingham au cours du premier semestre de sa L3 Anglais.

" Cette mobilité m'a permis d’approfondir mon anglais tant à l'oral qu'à l'écrit. J'ai également appris à avoir confiance en moi et à être autonome. "

Floriane ARZAC a effectué son 1er semestre de L3 Espagnol à Seville, en Espagne, à l'Université Pablo de Olavide.

" Erasmus m'a permis de m'améliorer dans la langue et de connaître davantage la culture espagnole. J'ai fais des rencontres et des voyages inoubliables et cela m'a aussi permis de prendre confiance en moi. C'était tout simplement une expérience unique et exceptionnelle! "

Sara DIDIERJEAN a fait un semestre à Liège en Master 2 journalisme et un stage de 6 mois à Bruxelles.

" Cette mobilité m'a permis de découvrir une autre culture et une autre façon de vivre. Le système scolaire était très différent et les opportunités de stage plus importantes. Voyager permet de s'ouvrir et de sortir de sa zone de confort."

Laeticia GRONDIN est allée à Cádiz en Espagne pour une durée de 10 mois. Elle y a fait sa 2eme année de licence d’espagnol.

" Le positif de cette mobilité, à part l’amélioration linguistique utile pour la poursuite de mes études, a été l’expérience humaine unique grâce aux rencontres exceptionnelles qui m’as permis d'avoir une grande ouverture d’esprit. Mais surtout une expérience humaine au niveau personnel, car cela m’as permis de grandir et j’ai appris à me connaître. C’est incontestablement la plus belle expérience que j’ai pu vivre. "