EXPOSITION : Tromelin, l'ile des esclaves oubliés

À partir d’un ensemble de documents et d’objets archéologiques, le public est
invité à découvrir la tragédie des esclaves oubliés de Tromelin.

Venez découvrir l'exposition "Tromelin" du 28 octobre au 13 décembre 2019, à la Bibliothèque Universitaire Saint-Denis Droit-Lettres, du lundi au vendredi de 7h30 à 19h et à le samedi de 8h à 12h 

 

Cette exposition est une co-production entre les Terres australes et antarctiques françaises et l’Inrap, issue d’une co-production entre le château des ducs de Bretagne - musée d’histoire de Nantes et l’Inrap. Elle a été réalisée avec le soutien de la DAC de La Réunion

 

Parti de Bayonne le 17 novembre 1760, l’Utile, un navire de la Compagnie française des Indes orientales, s’échoue le 31 juillet 1761 sur l’île de Sable (aujourd’hui île Tromelin), un îlot désert de 1 km² au large de Madagascar. Il transporte 160 esclaves malgaches achetés en fraude, destinés à être vendus à l’île de France (l’Île Maurice actuelle). L’équipage regagne Madagascar sur une embarcation de fortune, laissant 80 esclaves sur l’île, avec la promesse de venir bientôt les rechercher. Ce n’est que quinze ans plus tard, le 29 novembre 1776, que la Dauphine, placée sous le commandement de Tromelin approche l’île. Les esclaves survivants, sept femmes et un enfant de huit mois, sont sauvés. À travers le naufrage et la survie des rescapés de l’Utile, c’est un pan de l’histoire maritime et la question de la traite et de l’esclavage dans l’océan Indien qui sont abordés.

Cette exposition est l’occasion de présenter les résultats des travaux conjoints, terrestres et sous-marins, du Groupe de recherche en archéologie navale (Gran) et de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) sur l’île. En effet, l’étude de ce naufrage et de la vie des rescapés a fait l’objet d’une recherche pluridisciplinaire, afin d’élucider les circonstances du drame et de documenter au mieux les conditions de vie des survivants.

Commissariat scientifique :
Max Guérout, Groupe de recherche en archéologie navale (Gran)
Thomas Romon, Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap)