Diplôme d’état d’infirmier de bloc opératoire

RNCP: 37228

  • Parcours : non concerné
  • Domaine : STS (Sciences, technologies et santé)
  • Type de formation : Diplôme d’État
  • Crédits ECTS 120
  • Niveau d'études en fin de formation Baccalauréat + 5 ou équivalent
  • Régime de la formation formation continue
  • Formation en alternance non
  • Lieux de la formation Autre

Résumé de la formation

Ce projet a été établi en référence au code de santé publique et à l’arrêté du 27 avril 2022, relatif à la formation conduisant au diplôme d’État d’infirmier de bloc opératoire. Celui-ci présente notamment le référentiel d’activités de l’infirmier de bloc opératoire, le référentiel de compétences et le référentiel de formation.

La profession d’Infirmier de Bloc Opératoire :

L’équipe pédagogique est engagée dans une démarche qualité afin de se donner la capacité à atteindre les objectifs opérationnels visés, fournir une offre de formation adaptée aux besoins des apprenants et des établissements de soins et dispose de processus maîtrisés.

L’infirmier ou l’infirmière de bloc opératoire est un professionnel spécialisé expert, qui participe aux soins des personnes bénéficiant d’interventions chirurgicales, d’endoscopies ou d’actes techniques invasifs à visée diagnostique et/ou thérapeutique. Ses compétences sont mises en œuvre dans le cadre d’un exercice en équipe pluri-professionnelle, en secteur interventionnel quelle que soit la discipline chirurgicale, ou en secteur associé tel que la stérilisation. Il/elle prépare, organise et réalise des soins et des activités en lien avec le geste opératoire, en pré, per et post interventionnel. Dans son champ de compétences, il/elle met en œuvre toutes les mesures d’hygiène et de sécurité en tenant compte des risques inhérents à la spécificité des personnes soignées, à la nature des interventions, au travail en zone protégée, à l’utilisation de dispositifs médicaux spécifiques et à l’usage des nouvelles technologies.

Les activités de l’IBODE :

  • Réalisation d’activités de prévention et de soins en lien avec des actes et activités invasifs à visée diagnostique et/ou thérapeutique
  • Réalisation de techniques complexes d’assistance chirurgicale au cours d’actes et d’activités invasifs à visée diagnostique et/ou thérapeutique
  • Organisation et coordination des activités de soins liées au processus peropératoire
  • Gestion d’équipements, de dispositifs médicaux et de produits dans les secteurs interventionnels et associés
  • Élaboration et mise en œuvre d’une démarche qualité, de gestion et de prévention des risques dans les secteurs interventionnels et associés
  • Mise en œuvre et contrôle des mesures d’hygiène dans les secteurs interventionnels et associés
  • Formation et information des équipes pluridisciplinaires et des apprenants dans les secteurs interventionnels et associés
  • Réalisation de travaux de veille professionnelle et de recherche, conception et conduite de démarches d’amélioration des pratiques

Résumé synthétique du contenu de la formation :

La formation est organisée en quatre semestres validés par l’obtention de 120 crédits européens. Elle comprend des enseignements théoriques et pratiques organisés majoritairement en école et une formation réalisée en milieu professionnel.

Objectifs pédagogiques et opportunités de la formation

Objectifs pédagogiques : 

Cette formation repose sur une pédagogie participative fondée sur le projet professionnel de l’étudiant lui permettant de s’impliquer dans sa formation, de s’auto-évaluer, d’avoir une posture réflexive amenant à un positionnement professionnel.

La formation conduisant au diplôme d’État d’infirmier de bloc opératoire vise l’acquisition de compétences requises pour exercer le métier d’infirmier de bloc opératoire. L’objectif global de la formation est de former des professionnels IBODE responsables, autonomes et réflexifs.

Les objectifs spécifiques sont :

  • Permettre l’acquisition de connaissances solides dans le domaine des sciences biologiques et médicales et de la gestion du risque infectieux
  • Développer des compétences dans les activités en lien avec le geste opératoire en pré-per et post interventionnel, dans la mise en œuvre des mesures d’hygiène et de sécurité en tenant compte des risques inhérents à la spécificité des personnes soignées, à la nature des interventions, au travail en zone protégée, à l’utilisation de dispositifs médicaux spécifiques et à l’usage des nouvelles technologies.
  • Acquérir des qualités humaines et des capacités relationnelles, dans un contexte de travail et de collaboration en équipe dans un environnement contraint,
  • Développer le raisonnement clinique et la conduite d’amélioration des pratiques professionnelles,
  • Acquérir des compétences concernant la veille professionnelle et le domaine de la recherche en santé,
  • Développer une démarche de qualité et de gestion de risque.

Opportunités de la formation :

Le projet pédagogique de la formation des infirmiers de bloc opératoire (IBODE) à l’Institut Régional de Formation des Infirmiers Bloc Opératoire (IRIBODE) vise à répondre aux besoins de santé de la population et à la pénurie de professionnels qualifiés sur le territoire. Il s’appuie sur des référentiels officiels définissant les missions, compétences et modalités d’évaluation des étudiants. La formation repose sur quatre piliers : l’alternance, la professionnalisation, l’apprentissage et l’implication active de l’étudiant. Elle permet d’exercer dans divers services hospitaliers, notamment les blocs opératoires, en étroite collaboration avec les chirurgiens et les anesthésistes. Le métier est en constante évolution, et le manque de personnel qualifié rend nécessaire la formation annuelle d’une nouvelle promotion d’IBODE pour répondre aux besoins du secteur public et privé à La Réunion. Cette profession est un métier en tension sur le territoire et au niveau national.

Atouts de la formation

La formation est structurée autour de l’étude de situations donnant aux étudiants l’occasion de travailler trois paliers d’apprentissage :

  • comprendre : l’étudiant acquiert les savoirs et savoir-faire nécessaires à la compréhension des situations
  • agir : l’étudiant mobilise les savoirs et acquiert la capacité d’agir et d’évaluer son action
  • transférer : l’étudiant conceptualise et acquiert la capacité de transposer ses acquis dans des situations nouvelles.

La formation étant une formation par alternance, le lieu de stage fait partie de la pierre angulaire de la formation. Dans tous les terrains de stage, sont identifiés le maitre de stage qui est garant de la qualité du stage, un tuteur qui est un IBODE ou un chirurgien qui a une fonction pédagogique, le professionnel de proximité qui guide l’étudiant dans la réflexion et le questionnement.

La formation permet de répondre au besoin de former des infirmiers de bloc opératoire sur le territoire.

Modalités d’enseignement

En présentiel

Ouverture de la formation à l'international

  • UE en langue étrangère :

    Unité d’Enseignement 5.02 Langue vivante (Anglais)

Durée et volume horaire de la formation

Le volume horaire global de la formation est réglementaire et réparti de la façon suivante :

  • Enseignements théoriques 1117 heures (soit 47 semaines de stage de 35 heures à réaliser en milieu professionnel)
  • Enseignements cliniques : 1645 heures

Date prévisionnelle d’ouverture de la formation

Le 1er septembre

Descriptif des enseignements

  • Unité d’Enseignement (UE) 1.01 – Sciences infirmières et bloc opératoire
  • UE 1.02 – Sciences médico-chirurgicales
  • UE 2.01 – Techniques complexes d’assistance chirurgicale
  • UE 3.01 – Coordination des activités de soins liées aux processus péri-opératoire pré, per et post-opératoire
  • UE 3.02 – Prévention et gestion des risques
  • UE 4.01 – Formation, tutorat et développement des trois compétences
  • UE 5.01 – Recherche
  • UE 5.02 – Langue vivante
  • UE 5.03 – Mémoire
  • UE 5.04 – Analyse de pratique professionnelles
  • UE 6.01 optionnelle
  • UE 7.01 – Stage

Compétences visées

Les compétences acquises durant cette formation sont conformes à celles de la fiche RNCP

Dispositifs pédagogiques spécifiques

Un dispositif de suivi pédagogique individualisé est mis en place tout au long de la formation. Il est réalisé par la formatrice nommée référente pédagogique.

Stage et projets encadrés

La responsabilité de l’agrément des terrains de stage se réalisent en concertation avec le directeur de l’UFR, le directeur de l’école, le responsable pédagogique et le directeur scientifique

L’ensemble des terrains de stage de l’IRIBODE sont qualifiants. Ils sont identifiés et présentés tous les ans en instance pour avis. Les agréments sont renouvelés et donnés chaque année après l’instance. Les terrains de stage dans les 8 blocs opératoires de la Réunion permettent de confronter l’étudiant à des prises en charge diversifiées de patients dans tous les domaines identifiés dans le référentiel.

Un stage de neuf semaines en hexagone permet aux étudiants IBODE de découvrir l’exercice de la profession dans d’autres secteurs et ainsi compléter leur développement de compétences.

L’IRIBODE dispose également d’une liste de terrains de stage recherche dans des terrains diversifiés : laboratoires de recherche ou terrains cliniques (Unité Mixte de Recherche Diabète athérothrombose thérapies Réunion océan Indien – UMR Détroit, UMR Processus Infectieux en Milieu Insulaire Tropical – PIMIT, Centre d’Étude Périnatales de l’Océan Indien – CEPOI, Études Pharmaco-Immunocologiques – EPI RéUniSim).

Le stage d’assistant chirurgical permet d’appréhender les actes et activités en lien avec la compétence 3 qui est décliné en 14 sous compétences. Les terrains de stage sont reconnus qualifiants par la présence d’un maître de stage se porte garant de la mise à disposition des ressources, notamment la présence de professionnels qualifiés en chirurgie ou dans le domaine de la recherche et des activités permettant un réel apprentissage. Ces stages sont organisés afin de permettre aux étudiants de développer cette compétence conformément aux exigences du référentiel.

Des fiches d’identification de chaque terrain de stage sont réalisées et mises à jour tous les ans. Ces fiches seront mises à jour lors du premier semestre selon les attendus de l’arrêté du 27/04/2022, Fiche «UE Périodes de formation en milieu professionnel». Les terrains de stage en métropole sont choisis en fonction du projet de l’Ecole d’infirmiers de Bloc Opératoire – EIBO et après avis de l’école IBODE de la région concernée. Concernant les terrains de stages « recherche » : les IES du CHU de La Réunion disposent d’une liste de terrains de stage «recherche » suffisante et diversifiée pour les étudiants infirmiers de bloc opératoire.

Les périodes de formation en milieu professionnel représentent 47 ECTS. Les disciplines cliniques des stages doivent être représentatives des différentes situations professionnelles concourant à la formation des IBODE. Sur l’ensemble de la formation, les stages permettent d’acquérir les 9 compétences et de valider les 5 blocs de compétences du référentiel de certification.

Le parcours de formation clinique, composé de 47 semaines de stage, doit permettre d’aborder la chirurgie à tous les âges de la vie, la chirurgie conventionnelle et ambulatoire, la chirurgie endoscopique, la chirurgie en radiologie interventionnelle, la programmation opératoire, d’explorer les différents rôles de l’IBODE (assistant chirurgical, instrumentiste, circulant) dans les différents temps vasculaires, septiques, aseptiques et prothétiques, urgences, de découvrir les évolutions liées au développement des nouvelles technologies et notamment l’essor de la chirurgie robotique.

Les stages se répartissent réglementairement ainsi :

  • 26 semaines de stage sont réalisées obligatoirement dans les secteurs opératoires, interventionnels et associés suivants : Hygiène, stérilisation, radiologie interventionnelle, Endoscopie, Chirurgie ostéo articulaire convention­nelle et ambulatoire, Chirurgie viscérale et vasculaire conventionnelle et ambulatoire (un minimum de 8 semaines est réalisé dans les deux derniers secteurs). 6 semaines de stage permettent d‘appréhender les actes et activités en lien avec la compétence 3 dans la spécialité choisie par l’étudiant
  • 4 semaines de stage recherche
  • 6 semaines de stage d’assistant chirurgical permettant d’appréhender les actes et activités en lien avec la compétence 3
  • Les 17 semaines de stages restantes sont réalisées dans des lieux choisis en concertation avec l’équipe pédagogique, en fonction du projet professionnel de l’étudiant, de ses expériences, du travail de mémoire réalisé, des compétences restant à développer et du projet pédagogique de l’école.

Les stages s’effectuent sur la base de 35 heures par semaine. Les horaires varient en fonction des lieux d’accueil et des modalités d’apprentissage. Les horaires de nuit, de fin de semaine ou de jours fériés sont possibles dès lors que l’étudiant bénéficie d’un encadrement. Dans chaque stage, les professionnels du lieu de stage proposent la validation totale ou partielle des compétences et renseignent la feuille d’évaluation par une argumentation précise et factuelle. L’évaluation de l’étudiant prendra en compte son niveau de formation (semestre d’études, enseignements théoriques reçus, acquisitions antérieures…), sa progression et ses acquis. La feuille d’évaluation permet de mesurer la progression de l’étudiant et son degré d’acquisition des compétences à partir des critères et indicateurs en référence au référentiel de compétences.

  • Spécificités du stage « recherche » : Le stage « recherche » peut se dérouler au cours des quatre semestres, de préférence au cours du deuxième et du troisième semestre, correspondant à la réalisation des UE Recherche.

Le but de ce stage est de faire participer l’étudiant à une recherche principalement scientifique (mais les domaines de l’éducation ou des sciences humaines ne sont pas exclus) et d’en comprendre les buts, la méthodologie et les implications en fonction des hypothèses de résultats. Dès lors, toute recherche labellisée, qu’elle soit biomédicale, translationnelle ou de sciences humaines, sociales, juridiques et de l’ingénieur peut être l’objet du stage. Les recherches ayant une « validation » sous forme par exemple d’un programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) ou d’un programme hospitalier de recherche infirmière et paramédicale (PHRIP) sont à privilégier. L’implication dans la recherche peut se situer à tous les niveaux de la recherche : conception du projet et écriture du protocole, réalisation de la recherche proprement dite, analyse et exploitation des résultats de celle-ci.

L’étudiant pourra être associé à différentes étapes du protocole de recherche.

Les objectifs de ce stage sont:

Prendre connaissance et comprendre l’ensemble de la démarche de la recherche :

  • prendre connaissance et comprendre le protocole en cours ;
  • pré-requis de la recherche : analyse bibliographique ;
  • objectifs de la recherche ;
  • méthodes utilisées (éventuellement discuter d’autres méthodes qui auraient pu être utilisées) ;
  • problèmes qui se sont posés : techniques, méthodologiques, éthiques… ;
  • importance des résultats escomptés sur la pratique, envisager des hypothèses de résultats si étude non terminée ;
  • notion de gradation de l’importance d’une recherche au sein de la recherche en général ;
  • être capable de définir ce que cette démarche de recherche a apporté à son approche professionnelle.

Participation à une étape du protocole de recherche :

  • Maître de stage : chercheurs et enseignants chercheurs de structures reconnues (équipe de recherches CRC, CIC, DRC), investigateurs de PHRC,
  • Lieu de stage : il peut s’agir d’un service hospitalier (recherche clinique), d’un centre d’investigation clinique, d’un laboratoire labellisé (recherche plus fondamentale ou dans le domaine des sciences humaines). Une convention devra être passée entre le maître de stage et l’école ainsi qu’entre la structure de recherche et l’école.
  • Rapport de stage : la restitution de ce stage recherche se fera sous forme d’un rapport synthétique, de 6 à 8 pages, et fera l’objet d’une présentation orale devant un enseignant chercheur, un membre de l’équipe pédagogique de l’école et le maître de stage. Ce rapport a pour objet de décrire le sujet du protocole recherche, d’apprécier la compréhension du sujet dans sa globalité et aussi de la période précise où l’étudiant s’y inclut pendant le stage. Il s’attachera à décrire le ou les buts, l’objectif, les hypothèses de résultats retenus, la méthodologie, et l’implication de l’étudiant au moment où celui-ci intervient. Ce rapport permettra à l’étudiant et aux encadrants de faire le bilan de ce stage et de mesurer l’apport quant à cette démarche recherche.

Coût de la formation

  • non pris en charge par un employeur ou par un organisme gérant la formation permanente, (étudiant ou CPF), d’un montant de 6 250 € (avec proratisation en cas de redoublement ou complément de formation, au prorata des heures de formations suivies).
  • pris en charge par un employeur ou par un organisme gérant la formation permanente (Organismes Financeurs (OPCO, Transitions Pro), France Travail ou Employeur) d’un montant de 12 500 € (Avec proratisation en cas de redoublement ou complément de formation, au prorata des heures de formations suivies).

Les candidats qui prennent en charge le coût de leur formation doivent s’engager, par la signature d’une convention co-signée par le conseil d’administration de l’organisme gestionnaire, de l’acquittement des frais de scolarité fixés par ce dernier.

Lorsque le coût de la formation est pris en charge par l’employeur, la convention mentionnée au précédent alinéa est signée par ce dernier.

Attendus pour être admis dans la formation

Les conditions d’accès à la formation sont réglementaires :

(Cf. Art. 5). La capacité d’accueil autorisée est limitée en application des dispositions de l’arrêté du 10 juin 2021. Les candidats admis doivent avoir réussi les épreuves du processus de sélection défini à l’article 8, qui permet d’attester qu’ils possèdent les connaissances et aptitudes requises suffisantes pour suivre la formation. La qualité pédagogique de la formation délivrée est sous le contrôle de l’agence régionale de santé ainsi que la sécurité de l’accueil en formation des apprenants selon la réglementation en vigueur.

Après accord du directeur général de l’agence régionale de santé, les écoles doivent informer les candidats, au moment de leur inscription au processus de sélection, de la date d’affichage des résultats définitifs ainsi que du nombre de places offertes.

(Cf. Art.6) L’admission en formation conduisant au diplôme d’Etat d’infirmier de bloc opératoire est subordonnée au processus de sélection des candidats défini à l’article 8.

La sélection des candidats est organisée par les écoles autorisées pour dispenser cette formation conformément aux dispositions de l’article R. 4383-2 du code de la santé publique, sous le contrôle du directeur général de l’agence régionale de santé territorialement compétente.

(Cf. Art. 13.) Les résultats du processus de sélection ne sont valables que pour la rentrée au titre de laquelle il a été organisé.

Critères généraux d’examen des vœux

Diplômes préconisés pour intégrer la formation

Les titulaires

  • d’un Diplôme d’État d’infirmier
  • d’un diplôme d’État de sage-femme
  • d’un diplôme d’État d’infirmier et d’un diplôme reconnu au grade de master.

Les étudiants ayant validé la troisième année du deuxième cycle des études médicales ;

Modalités de candidature

L’inscription des candidats au processus de sélection s’effectue par le dépôt du dossier d’admissibilité, défini à l’article 9, directement auprès de l’école ou des écoles de formation de leur choix. Après accord du directeur général de l’agence régionale de santé, les écoles doivent informer les candidats, au moment de leur inscription au processus de sélection, de la date d’affichage des résultats définitifs ainsi que du nombre de places offertes.

(Cf. Art. 8) Le processus de sélection des candidats comprend une admissibilité sur dossier et un entretien d’admission. Les pièces constituant ce dossier sont listées à l’article 9.

(Cf. Art. 9) La date limite de dépôt des dossiers d’admissibilité, pour une rentrée annuelle effectuée en septembre ou octobre, est fixée entre le 1er avril et le 15 juin.

Lors du dépôt de leur dossier, les candidats en situation de handicap peuvent demander un aménagement des conditions de déroulement de l’entretien d’admission prévu à l’article 10.

L’épreuve d’admissibilité :

Les éléments du dossier d’admissibilité sont appréciés au regard des attendus de la formation figurant dans l’annexe IV et noté sur 20 points par un binôme d’évaluateurs composé d’un infirmier de bloc opératoire diplômé d’Etat ayant trois années d’expérience professionnelle ou d’un cadre infirmier de bloc opératoire diplômé d’Etat et d’un formateur permanent ou d’un directeur d’une école d’infirmiers de bloc opératoire.

(Cf. Art. 10) L’entretien individuel d’admission est évalué par un ou plusieurs groupes du jury d’admission,  composés chacun : – d’un chirurgien ou un infirmier de bloc opératoire diplômé d’Etat participant à l’enseignement clinique et ayant une expérience d’au moins trois ans en temps qu’infirmier de bloc opératoire ; d’un cadre de santé infirmier de bloc opératoire diplômé d’Etat, formateur permanent ou directeur de l’école, ou d’un infirmier de bloc opératoire diplômé d’Etat titulaire d’un diplôme de niveau 7.

D’une durée de 20 minutes maximum, l’entretien d’admission est noté sur 20 points. Il comprend une présentation orale du candidat portant sur son projet professionnel (8 points), suivie d’un entretien avec le jury (12 points).

Cette épreuve a pour objet :

  • d’évaluer la capacité du candidat à s’exprimer et à ordonner ses idées pour argumenter de façon cohérente sur les éléments présentés dans le dossier d’admissibilité ;
  • d’apprécier les aptitudes et la capacité du candidat à suivre la formation ;
  • d’apprécier le projet professionnel du candidat et sa motivation.

Une note inférieure à la moyenne à cette épreuve est éliminatoire. Selon le nombre de candidats, il peut être prévu des sous jury suppléants, composés de :

A l’issue de l’évaluation des dossiers d’admissibilité, les candidats ayant obtenu une note supérieure ou égale à 10 sur 20 sont déclarés admissibles.

A l’issue de l’entretien d’admission, le jury d’admission établit la liste de classement, dans le respect de la limite de la capacité d’accueil autorisée en application de l’article 5. Cette liste comprend une liste principale et une liste complémentaire.

En cas d’égalité de points entre deux ou plusieurs candidats, l’admission est déclarée dans l’ordre de priorité suivant :

  1. Le candidat ayant obtenu la note la plus élevée à l’entretien d’admission ;
  2. Le candidat ayant obtenu la note d’admissibilité la plus élevée dans le cas où la condition du point 1 n’a pu départager les candidats.
  3. Lorsque, dans une école ou un groupe d’écoles, la liste complémentaire établie à l’issue des épreuves de sélection n’a pas permis de pourvoir l’ensemble des places offertes, le directeur ou les directeurs des écoles concernées peuvent faire appel à des candidats inscrits sur la liste complémentaire d’autres écoles, restés sans affectation à l’issue de la procédure d’admission dans celles-ci. Ces candidats sont admis dans les écoles dans la limite des places disponibles. Parmi les candidatures reçues par une école, la priorité est accordée à celles émanant de candidats ayant satisfait aux épreuves de sélection au niveau régional ou infrarégional.

(Cf. Art. 12) Les résultats du processus de sélection sont affichés au siège de chaque école concernée, dans un lieu accessible à toute heure à la consultation, et publiés sur son site internet. Tous les candidats sont personnellement informés par écrit de leurs résultats. Si, dans les dix jours suivant l’affichage, un candidat classé sur la liste principale ou sur la liste complémentaire n’a pas confirmé par écrit son souhait d’entrer en formation, il est présumé avoir renoncé à son admission ou à son classement sur la liste complémentaire et sa place est proposée au candidat inscrit en rang utile sur cette dernière liste.

La liste des affectations est transmise par le directeur de chaque école au directeur général de l’agence régionale de santé, au plus tard un mois après la date de la rentrée.

Conditions d’accès à la formation

Autre(s) : Par épreuve de sélection

Public concerné

  • les candidats titulaires soit d’un diplôme, certificat ou autre titre mentionné à l’article L. 4311-3 ou à l’article L. 4311-12 du code de la santé publique leur permettant d’exercer sans limitation la profession d’infirmier ou d’une autorisation d’exercice délivrée par le préfet de région en application de l’article L. 4311-4 du code de la santé publique.
  • peuvent être admis à suivre la formation, dans la limite de cinq pour cent de la capacité d’accueil de l’école :
  • les titulaires du diplôme d’Etat de sage-femme ;
  • les étudiants ayant validé la troisième année du deuxième cycle des études médicales ;
  • les titulaires d’un diplôme d’État d’infirmier et d’un diplôme reconnu au grade de master.

Leur nombre au regard de l’ensemble des étudiants d’une même session de formation est défini en concertation avec l’agence régionale de santé territorialement compétente.

(Art. 14.) Par dérogation aux articles 8 à 12, certains candidats peuvent être admis à suivre la formation, dans la limite de cinq pour cent de la capacité d’accueil de l’école. Ces candidats doivent être titulaires -du diplôme d’Etat de sage-femme ;

  • étudiants ayant validé la troisième année du deuxième cycle des études médicales ;
  • d’un diplôme d’État d’infirmier et d’un diplôme reconnu au grade de master.

Leur nombre au regard de l’ensemble des étudiants d’une même session de formation est défini en concertation avec l’agence régionale de santé territorialement compétente.

Pour ces candidats, le processus de sélection comprend uniquement l’entretien d’admission défini à l’article 10. Lorsqu’ils sont admis en formation, ces candidats peuvent être dispensés de la validation d’une partie des unités d’enseignement par le directeur de l’école, après avis de la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants. Ces dispenses sont accordées après comparaison entre la formation suivie par les candidats et les unités d’enseignement du diplôme d’Etat d’infirmier de bloc opératoire.

(Art. 15.) Par dérogation aux articles 8 à 12 et dans la limite de cinq pour cent de l’effectif de première année, peuvent être admises des personnes titulaires d’un diplôme étranger d’infirmier ne permettant pas d’exercer en France. Pour être admises, ces personnes doivent réaliser des tests permettant d’apprécier leur niveau professionnel et une épreuve permettant d’apprécier leur maîtrise de la langue française.

Ces épreuves de sélection sont organisées sous la responsabilité du directeur de l’école, en concertation avec le service culturel de l’ambassade de France du pays concerné.

Les sujets sont proposés et corrigés par l’équipe pédagogique de l’école choisie par le candidat.

Capacité d’accueil

15 places

Période d’ouverture des candidatures

Début mars 2026 à début avril 2026. Le dossier d’inscription est accessible sur le site internet du CHU.

Taux de réussite

Promotion 2022 – 2024 : 100% (14 étudiants IBODE/14)

Promotion 2023 – 2025 : 90,9% (10 étudiants IBODE/11)

Taux d’insertion

Poursuite d’études

Post formation immédiat : intégration en 2eme année de médecine

Post formation à distance : études de cadre de santé, directeur de soins, ou parcours universitaire dans le cadre d’un Master accessible par la voie de la VAE.

Débouchés métiers

Les secteurs d’activité et les types d’emploi visés par cette formation correspondent à ceux inscrits dans la fiche RNCP

Dès l’obtention du diplôme d’état d’infirmier de bloc opératoire, les professionnels peuvent exercer en milieu hospitaliers publics ou privés en tant, qu’infirmier de bloc opératoire.

Contacts

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