Capacité d’orthophonie
RNCP: 38986
- Parcours : non concerné
- Domaine : SHS (Sciences humaines et sociales), STS (Sciences, technologies et santé)
- Type de formation : Diplôme d’État
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- Crédits ECTS 300 crédits
- Niveau d'études en fin de formation Baccalauréat + 5 ou équivalent
- Régime de la formation formation initiale
- Formation en alternance non
- Lieux de la formation Campus de Terre-Sainte
Résumé de la formation
La formation orthophonie répond au modèle Licence-Master-Doctorat (LMD), avec un premier cycle correspondant au parcours licence, et un deuxième cycle correspondant au master. Le Certificat de Capacité d’Orthophoniste obtenu est ainsi reconnu au grade master (décret n°2020-579 du 14 mai 2020).
L’objectif de l’orthophoniste est de prévenir, améliorer, compenser ou suppléer, par différents moyens thérapeutiques, les conséquences des pathologies sur :
- la communication, la voix, le langage oral et écrit
- l’oralité alimentaire, la déglutition
- la cognition mathématique
L’orthophoniste est un professionnel de santé de premier recours qui assume la responsabilité de la prévention, du diagnostic orthophonique, du traitement et de l’étude scientifique des troubles de la communication humaine et des troubles associés. L’orthophonie s’attache à toutes les dimensions du concept de langage comme moyen d’expression, d’interaction, et d’accès à la symbolisation dans toutes ses dimensions : dimensions linguistiques, cognitives, psycho-affectives, sociales. L’orthophoniste s’applique en outre à maintenir les fonctions de communication et de l’oralité dans les pathologies dégénératives et neuro-dégénératives, à dispenser l’apprentissage d’autres formes de communication non verbale permettant de compléter ou de suppléer les fonctions verbales.
L’orthophoniste participe aux différentes actions d’éducation, de réadaptation, de formation et de recherche en interdisciplinarité avec d’autres professionnels de santé.
Objectifs pédagogiques et opportunités de la formation
Objectifs pédagogiques :
La formation conduisant au Certificat de Capacité d’Orthophoniste est dispensée par les universités et confère le grade de master.
Elle est organisée en cinq années et se compose d’un 1er cycle de 6 semestres (180 crédits européens ECTS) et d’un 2nd cycle de 4 semestres (120 crédits ECTS correspondant au niveau master). L’enseignement comprend des cours théoriques, une formation à la pratique clinique (stages), ainsi qu’une formation en recherche lors du second cycle.
La formation couvre 12 domaines répartis en sciences fondamentales (biomédicales et sciences humaines et sociales), pratiques orthophoniques et méthodologie (recherche et évaluation des pratiques professionnelles).
La formation a pour objectifs de permettre :
- L’acquisition d’un socle de connaissances en sciences de la vie, en sciences physiques et en sciences humaines et sociales indispensables à l’appropriation progressive des compétences nécessaires à l’exercice du métier d’orthophoniste
- L’approche fondamentale de l’être humain, la recherche du maintien de la santé ou la prise en charge du patient, par des connaissances en santé publique
- L’acquisition de connaissances concernant la pathologie et la physiopathologie nécessaires à la pratique de l’orthophonie. L’apport théorique est complété par des activités de raisonnement clinique et des activités d’apprentissage pratique en milieu clinique permettant à l’étudiant de commencer à construire les compétences nécessaires à l’exercice du métier d’orthophoniste.
Opportunités de la formation :
L’Ile de La Réunion, région ultrapériphérique de l’Union européenne, comporte une population de plus de 860 000 habitants, répartis sur 24 communes. Elle offre des environnements variés et des zones d’habitat parfois très isolées. Plus de la moitié de la population vit sur le littoral en zone urbaine dense tandis que 1 Réunionnais sur 4 vit dans « les Hauts » (au-dessus de 400 m d’altitude).
La population réunionnaise présente des facteurs de vulnérabilité, à la fois sur les plans socio-économique, éducatif et sanitaire, avec des inégalités marquées ; 36% des Réunionnais vivent sous le seuil de pauvreté (versus 14% dans l’hexagone). L’illettrisme est nettement supérieur à La Réunion (en 2022 : 12% versus 4% dans l’hexagone) et 27% des enfants de 6 ans présentent des troubles d’apprentissage, dominés par la dyslexie ; si la population est jeune, le vieillissement progressif attendu laisse suspecter une augmentation des besoins en termes de soins, dont les soins orthophoniques ; les maladies neurodégénératives, à l’instar de la maladie d’Alzheimer, sont en augmentation et le risque d’accident vasculaire cérébral est majoré au sein d’une population présentant de nombreux facteurs de risque cardiovasculaire, possiblement à l’origine de dysphasie, d’autant que La Réunion est un territoire qui attire les populations des îles avoisinantes, que ce soit pour des raisons professionnelles (insertion sur le marché du travail), que pour la poursuite des études supérieures ou pour des raisons sanitaires.
L’offre globale de soins sur l’île est bien développée, mais répartie de manière inégale sur le territoire et encore insuffisante pour le secteur de l’enfance et pour celui de la population âgée. Ceci contribue à accentuer la fragilité de certaines populations.
La formation d’orthophoniste est la seule formation en santé à ne pas être proposée sur l’île. Pourtant la prévalence des orthophonistes est satisfaisante, mais une analyse plus fine révèle une inégalité des soins très nette, avec une microrégion Est mal couverte et une microrégion Nord insuffisamment dotée. Si La Réunion est une région attractive pour les orthophonistes, tout particulièrement pour les néo-diplômés et les jeunes professionnels, ils s’installent préférentiellement dans les microrégions Ouest et Sud, le plus souvent pour une courte ou une moyenne période.
Les orthophonistes originaires de l’île, plus enclins aux installations pérennes, sont finalement très peu nombreux : les centres de formation universitaire en orthophonie (CFUO) de l’Hexagone recensent très peu d’étudiants réunionnais, pour des raisons multifactorielles : méconnaissance du métier et de la formation, attractivité pour la filière limitée par les contraintes (mobilité incontournable, coût financier, formation soumise à une sélection initiale…).
En conséquence, la quasi-totalité des orthophonistes en exercice sur l’Ile est originaire de l’hexagone, et reste exercer sur notre territoire peu de temps ce qui génère des ruptures de prise en soins parfois de plusieurs mois très préjudiciables à la prise en soins des patients. Ce turn-over s’explique en grande partie par le profil des orthophonistes en exercice sur l’île (principalement jeune, fréquemment néo-diplômé et non originaire de l’île), pouvant questionner sur la continuité et la cohérence du parcours de soins. De plus, l’absence de la maitrise de la langue créole des professionnels constitue un point critique tant dans l’accompagnement des patients, pour la plupart (plus de 80%) natifs de l’Ile et créolophones qu’en termes de recherche contextualisée, les professionnels n’exerçant pas suffisamment pour s’adapter au contexte socio-culturel et linguistique du territoire et aux patients, à la compréhension des spécificités sociales, économiques et sanitaires de la population.
Il en résulte que les domaines de la prévention, de la promotion de la santé et de la recherche sont investis par les orthophonistes, mais peinent à prendre leur essor du fait d’un manque de forces vives ;
La création d’un Centre de formation universitaire en orthophonie (CFUO) à La Réunion, rayonnant dans la zone océan Indien apparaît donc nécessaire. Il permettra en effet :
- de lisser, à moyen terme, les inégalités de répartition des professionnels sur le territoire : la sensibilisation des étudiants aux problématiques liées à l’inégalité de l’offre de soins, et la réalisation de stages dans les secteurs les moins bien dotés pourront favoriser le désir d’installation future dans ces régions, ce qui signifie, à moyen terme, une meilleure répartition démographique des orthophonistes ;
- de pérenniser l’installation des professionnels : le fait de former des jeunes originaires du territoire favorisera l’installation à plus ou moins long terme sur l’île ;
- de redynamiser le salariat : la réalisation de stages au sein des différentes structures de l’île pourrait relancer l’attractivité pour ce mode d’exercice, et inciter les institutions à ouvrir davantage de postes pour les futurs diplômé.es ;
- de sensibiliser, dès le cursus initial, les futurs professionnels aux spécificités sanitaires, socio-culturelles et linguistiques de La Réunion ;
- de soutenir les actions de prévention : un partenariat entre le syndicat des orthophonistes Réunionnais (SORR) et le CFUO pourrait être envisagé sur cette thématique, permettant aux étudiants volontaires de s’inscrire dans les actions de prévention et de sensibilisation ;
- de développer la recherche en orthophonie en contexte réunionnais : par le biais de leur mémoire de recherche de master, les futurs étudiants pourront contribuer à l’enrichissement des connaissances portant sur le contexte réunionnais, et plus largement sur l’espace indiaocéanique. La politique d’innovation scientifique portée par l’Université, et plus spécifiquement par l’UFR Santé, rejoint les ambitions scientifiques du futur CFUO ;
- et enfin, de soutenir le développement du système de santé de Mayotte : on peut en effet supposer que certains étudiants du CFUO fassent le choix de réaliser des stages ou de s’installer à Mayotte après leurs études, d’autant plus s’il s’agit d’étudiants d’origine mahoraise.
La création d’un CFUO régional est ainsi la possibilité de promouvoir une offre orthophonique pérenne et au plus près des besoins de la population.
Atouts de la formation
La formation, dispensée par les professionnels du territoire, permettra de contextualiser les apports pédagogiques et les compétences avec en particulier la connaissance du territoire d’exercice (le bi/plurilinguisme, l’interculturalité, les spécificités anthropologiques de l’espace indiaocéanique…) et du tissu associatif loco-régional (interventions d’associations de famille, d’aidants…) tout en respectant le contenu national fixé par le référentiel de formation.
La formation est en présentiel, mais l’équipe pédagogique fera appel, lorsque cela s’avèrera nécessaire ou particulièrement pertinent pour l’enseignement (interventions d’experts, présentation de recherches récentes…), aux nouvelles technologies : l’UFR Santé et plus généralement l’Université de La Réunion s’appuient fortement sur l’utilisation des outils numériques (plateforme informatisée de dépôt de cours, fonctionnement hybride de certains enseignements et développement de parcours d’enseignements multimodaux…)
Une importance soutenue est donnée aux modalités pédagogiques et à l’innovation : les principes sous-tendant la pédagogie active seront centraux (la contextualisation, la collaboration, l’interaction, l’implication et la rétroaction), appuyées par la simulation en santé (via l’utilisation des locaux du futur Centre de Simulation en Santé Océan Indien à proximité immédiate de l’UFR Santé).
Un tutorat est proposé afin d’accompagner les étudiants dans leur formation.
Modalités d’enseignement
Durée et volume horaire de la formation
Volume horaire : 3938,5 heures (5 ans de formation)
Date prévisionnelle d’ouverture de la formation
Descriptif des enseignements
Les enseignements sont organisés par discipline et en partie de façon intégrée, sous forme d’unités d’enseignement articulées entre elles en cohérence avec les objectifs de la formation et les compétences à acquérir. Ils comprennent des unités d’enseignement du tronc commun et des unités d’enseignement librement choisies par l’étudiant. (UE optionnelles), qui lui permettront d’approfondir ou de compléter ses connaissances dans un domaine de son choix (en lien ou non avec le domaine de l’orthophonie, ou favorisant une orientation vers la recherche).
Les différents modules :
- Sciences humaines et sociales
- Sciences biomédicales
- Sciences physiques et techniques
- Orthophonie : la profession
- Pratiques professionnelles
- Formation à la pratique clinique
- Recherche en orthophonie
- Compétences transversales
- Santé publique
- Évaluation des pratiques professionnelles
- Séminaires professionnels
- Unités d’Enseignement optionnelles obligatoires
Compétences visées
Les compétences acquises durant cette formation sont conformes à celles de la fiche RNCP
Compétences spécifiques à la formation :
La formation vise l’acquisition d’un nombre de compétences définies et décrites dans le référentiel de compétences qui y est associé.
- Analyser, évaluer une situation et élaborer un diagnostic orthophonique
- Élaborer et mettre en œuvre un projet thérapeutique en orthophonie adapté à la situation du patient
- Concevoir, conduire et évaluer une séance d’orthophonie
- Établir et entretenir une relation thérapeutique dans un contexte d’intervention orthophonique
- Élaborer et conduire une démarche d’intervention en santé publique : prévention, dépistage et éducation thérapeutique
- Concevoir et mettre en œuvre une prestation d’expertise et de conseil dans le domaine de l’orthophonie
- Analyser, évaluer et faire évoluer sa pratique professionnelle
- Rechercher, traiter et analyser des données professionnelles et scientifiques
- Gérer et organiser une structure ou un service en optimisant ses ressources
- Organiser les activités et coopérer avec les différents acteurs
- Former et informer des professionnels et des personnes en formation
Dispositifs pédagogiques spécifiques
Stage et projets encadrés
Les stages sont de trois types :
- Des stages de découverte (semestres 2, 3 et 4) sous la responsabilité d’un maître de stage : en milieu scolaire, en structures d’accueil de la petite enfance et d’accueil de personnes âgées, et en structures de soins ou en cabinet libéral.
- Des stages d’observation professionnelle et des stages cliniques (du semestre 5 au semestre 10) : ceux-ci permettent à l’étudiant d’observer, puis de participer progressivement à la prise en soins des patients, sous supervision d’un maître de stage.
- Des stages de sensibilisation à la recherche (semestre 7), d’une durée équivalente à 3 semaines, permettant à l’étudiant de découvrir les activités de recherche d’un laboratoire rattaché à une université.
Les stages sont continus sur une période de trois semaines banalisées. L’étudiant doit réaliser au moins un stage clinique long, réparti sur deux semestres consécutifs sur le même lieu de stage, permettant un suivi régulier des patients et une meilleure vision de la démarche thérapeutique en orthophonie.
Coût de la formation
Les droits d’inscription sont arrêtés, chaque année, par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Espace et sont disponibles sur le site internet de notre établissement : S’inscrire à l’Université de La Réunion
Attendus pour être admis dans la formation
- Bon niveau académique (moyenne générale en première et en terminale supérieure à 12/20 ; résultats aux épreuves du baccalauréat supérieurs à 12/20)
- Bon résultat aux épreuves anticipées du baccalauréat en français
- Si cursus universitaire, bons résultats
- Maitrise de la langue écrite et orale
- Raisonnement logique et analytique
- Méthode de travail
- Capacités communicationnelles, relationnelles et réflexives
- Autonomie et investissement
- Motivation et cohérence du projet
- Connaissances des exigences de la formation
- Capacité du candidat à expliciter sa démarche d’orientation
- Intérêt pour le domaine de la santé
- Expériences pratiques en lien avec l’orthophonie
- Intérêt pour les questions linguistiques et culturelles
Critères généraux d’examen des vœux
- Notes de première et terminale, résultats obtenus aux épreuves du baccalauréat. Matières regardées spécifiquement : français, philosophie, mathématiques et au moins une matière scientifique (SVT ou physique-chimie), SES, histoire géographie, langue étrangère. Moyenne supérieure à 12/20 dans au moins une discipline scientifique.
- Résultats supérieurs à 12/20
- Moyenne annuelle supérieure à 12/20
- Appréciations des enseignants sur les bulletins
- Fiche Avenir, notamment la rubrique « Activités et centres d’intérêt »
- Lettre de motivation présentant un projet clair en cohérence avec les objectifs de la formation
- Entretien
Diplômes préconisés pour intégrer la formation
Baccalauréat général
Modalités de candidature
Suivant la situation de l’étudiant, les candidatures pour intégrer la première année de Licence (L1) se déroulent selon deux procédures spécifiques (la plateforme nationale Parcoursup, Études en France).
L’admission en deuxième et troisième année se déroule sur la plateforme admission.univ-reunion.fr et sur Études en France pour les étudiants étrangers.
Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter la page de la scolarité de l’université : https://www.univ-reunion.fr/choisir-sa-formation/inscriptions/etudiants-en-reinscription/
Conditions d’accès à la formation
Baccalauréat ou équivalent
Public concerné
Les candidats doivent justifier d’un des diplômes suivants pour être admis à s’inscrire :
- le baccalauréat français
- ou le diplôme d’accès aux études universitaires,
- ou un diplôme français ou étranger admis en dispense ou équivalence du baccalauréat français. Dans ces cas, il convient de compléter un dossier de demande de validation d’études disponible sur le site de la Faculté de Médecine, la décision étant prise par le Président de l’Université après avis d’une commission pédagogique.
- ou justifier d’une qualification ou d’une expérience jugées suffisantes, conformément aux dispositions de l’article L 613-5 du code de l’éducation.
Capacité d’accueil
18 places
Période d’ouverture des candidatures
Les dates d’admission en première année du diplôme de Licence (L1) sont arrêtées chaque année au national et sont disponibles sur la plateforme Parcoursup
Pour l’admission en deuxième et troisième année de Licence (L2 et L3), le calendrier est arrêté par l’établissement. Il est disponible sur la page de la scolarité du site de l’université : Étudiants en réinscription
Taux de réussite
Non applicable à l’Université de La Réunion (première ouverture de la formation en 2026).
Le taux de réussite au sein des CFUO dans l’hexagone est de 90%.
Taux d’insertion
Le métier d’orthophoniste est un métier de plein emploi : 100% des étudiants diplômés obtiennent un emploi dès la fin de leur cursus. L’offre d’emplois est actuellement supérieure à la demande.
La formation dispensée à l’Université de La Réunion répond aux besoins du territoire en professionnels de la rééducation et de la réadaptation, en tenant compte des vulnérabilités et du vieillissement de la population.
Poursuite d’études
La poursuite d’études universitaires est possible via des diplômes universitaires, masters, doctorats pour développer une expertise dans un domaine spécifique, intégrer une équipe de recherche ou enseigner en formation initiale. Exemples : master/doctorat en sciences du langage, en neurosciences, en santé publique et diplômes universitaires (DU maladies neuro-dégénératives, DU de pédagogie en santé, …).
Après 4 ans d’exercice, les orthophonistes peuvent accéder à de postes d’encadrement en validant le diplôme de cadre de santé, puis cadre supérieur de santé en milieu sanitaire, cadre dans le secteur social ou médico-social, directeur d’établissement sanitaire ou médico-social ou social.
Débouchés métiers
Les secteurs d’activité et les types d’emploi visés par cette formation correspondent à ceux inscrits dans la fiche RNCP
L’orthophoniste est un auxiliaire médical qui agit sur prescription médicale ; il met en œuvre ses techniques de rééducation pour aider un sujet en situation de handicap à se corriger partiellement ou totalement ; il apprécie les possibilités d’acquisition et d’évolution, participe à l’établissement du diagnostic.
L’orthophoniste est un rééducateur spécialisé exerçant soit :
- En libéral, l’orthophoniste travaille alors en cabinet privé, seul ou en groupe mono- ou pluridisciplinaire. Ses conditions d’exercice sont définies par la convention nationale ; il travaille généralement en collaboration avec les médecins généralistes, les pédiatres, les psychiatres, les orthophonistes, les psychologues et les enseignants de son secteur.
- À titre salarié : soit dans le secteur public, soit dans le service privé, il peut exercer dans le secteur hospitalier (service de pédiatrie, de psychiatrie, de neurologie, de gériatrie d’ORL…), dans les centres de rééducation et de réadaptation pour adultes et pour enfants, hôpitaux de jour, centres d’aide par le travail, centres médico-psychologiques, centres médico-psycho-pédagogiques….
Les orthophonistes peuvent également combiner deux différents modes d’exercice (exercice mixte). Au 1er janvier 2023, l’on dénombrait 24 600 orthophonistes de moins de 62 ans en France : 20 939 d’entre exercent en libéral ou ont un exercice mixte, 1 641 sont salariés hospitaliers et 2 020 sont considérés “autres salariés”.
Contacts
- Responsable pédagogique: NOEL Audrey
- Contact administratif: orthophonie-sante@univ-reunion.fr
- Référent handicap: handicap.etudiants@univ-reunion.fr